Un texte envoyé à plusieurs rédactions, dont celle de Reporterre, et signé d’« une délégation inattendue », a revendiqué le sabotage de plusieurs lignes TGV dans la nuit du 25 au 26 juillet, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. « Ils appellent cela une fête ? Nous y voyons une célébration du nationalisme, une gigantesque mise en scène de l’assujettissement des populations par les États », ont-ils expliqué dans leur courriel.
Véritable revendication ou message de soutien ? Impossible de le savoir pour l’instant. Le parquet de Paris a annoncé s’être saisi de l’enquête sur les dégradations commises dans la nuit du 25 au 26 juillet, qui ont perturbé les axes Atlantique, Nord et Est. « Détérioration de biens de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », « dégradations par moyen dangereux en bande organisée », « association de malfaiteurs »… Les auteurs encourent des années d’emprisonnement et des milliers d’euros d’amende pour chaque chef d’inculpation.
Invité de France 2 dans la matinée du 29 juillet, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur démissionnaire, a évoqué le « mode traditionnel d’action de l’ultragauche » et affirmé que des « profils avaient bien été identifiés ». « Ce sont des gens qui peuvent s’approcher de cette mouvance », mais « il faut être prudent […], la question est de savoir s’ils ont été manipulés ou est-ce que c’est pour leur propre compte », a-t-il poursuivi. Selon l’AFP, un militant d’ultragauche a été interpellé sur un site SNCF en Seine-Maritime ce lundi.
« Perturber la grande messe des JO »
Dans la lettre de revendication, les auteurs déclarent vouloir perturber cette « grand-messe » de la « société de la consommation » et rappellent « le champ d’expérimentation pour la gestion policière des foules et le contrôle…
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