Six mois après des législatives anticipées, les Pays-Bas n’ont pas encore de gouvernement, mais ils ont un accord de coalition autour de l’extrême droite. Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, allié de Marine Le Pen au Parlement européen et grand vainqueur des élections du 22 novembre, est parvenu à rallier sur un texte les libéraux-démocrates du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), les démocrates-chrétiens du Nouveau Contrat social (NSC) – un parti créé en août 2023 – et les populistes agrariens du Mouvement agriculteur-citoyen (BBB). Signé le 16 mai, ce texte annonce vouloir « renverser l’afflux trop important de réfugiés et d’immigrants » et redonner « un futur » aux agriculteurs et aux pêcheurs.
Cette coalition porte à six le nombre de pays de l’Union européenne ayant un gouvernement de coalition droite-extrême droite ou soutenue par elle.
Si Geert Wilders a dû renoncer à certaines mesures de son programme comme celles visant spécifiquement les musulmans, ou encore un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne (UE), l’accord détaillé par Libération porte clairement sa marque. Sur l’asile et les réfugiés, nombre de mesures dérogent aux règles européennes. Les réfugiés ukrainiens ne sont pas épargnés. Sont également visés les étudiants étrangers et les travailleurs étrangers, y compris européens, dont l’embauche devrait être limitée.
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L’environnement est l’autre victime de cet accord avec la suppression des mesures diminuant l’élevage, responsable de « la crise de l’azote », la réduction des taxes sur le carburant agricole, le relèvement de la vitesse sur les autoroutes, la fin des subventions à…
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Auteur: Michel Soudais

