Dans la nuit du 23 au 24 septembre, Israël a projeté des drones et des grenades assourdissantes sur quatorze des 51 bateaux que compte la Global Sumud Flotilla. Prune Missoffe, militante des droits humains, est à bord de l’un d’entre eux. Elle revient sur cette attaque d’une violence inédite. La flottille, qui navigue pacifiquement vers la bande de Gaza afin de briser le blocus humanitaire opéré par Ie gouvernement israélien, s’apprête, ce samedi 27 septembre, à quitter les côtes crétoises.
Vous quittez la Crète et regagnez les eaux internationales, ce samedi 27 septembre, en direction de la bande de Gaza. Comment appréhendez-vous la suite ?
Prune Missoffe : Si l’on en croit les annonces des représentant·e·s israélien·ne·s, il y aura un risque d’attaque renforcé. La force a déjà été utilisée contre nous dans les eaux tunisiennes, et tout dernièrement dans la nuit du 23 au 24 septembre. Cette dernière attaque a visé plus de dix bateaux de la flottille, et il est difficile de savoir si elle avait un objectif dissuasif ou destructeur. Certains gouvernements exercent aussi des pressions sur leurs ressortissant·e·s de la flottille, signalant un risque très élevé et demandant que ces gouvernements viennent nous protéger !
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Comment avez-vous vécu ces attaques ?
Personnellement, je ne m’attendais pas à une attaque de cette envergure aussi tôt dans la traversée. Nous voyions des drones se rapprocher de nous, et nous avons très vite reçu une alarme générale après les premières attaques touchant d’autres bateaux de la flottille. Tous se sont réveillés et se sont réunis dans le salon, au calme, lumières éteintes, pour permettre aux équipages de naviguer le…
Auteur: Hugo Boursier

