Un grand-père, une grand-mère, leur fils et sa femme, et leurs petits-enfants, sont depuis plus de quatre mois dans l’impossibilité d’entrer sur leur terrain. La municipalité de Deuil-la-Barre, commune sur laquelle se trouve leur propriété, a en effet décidé d’installer plusieurs énormes blocs de béton devant leur portail ainsi que de chaque côté du chemin communal qui leur permet d’accéder chez eux. La résistance s’organise, Ritchy Thibault s’est rendu sur place.
Avant même d’évoquer les conséquences dramatiques d’un tel dispositif entravant la vie de cette famille, il faut se demander pourquoi cela leur est infligé. Pourquoi une famille se retrouve-t-elle privée d’accès à son chez-soi ? Au nom de quel motif sont-ils enfermés et emprisonnés chez eux ?
Cette famille, c’est celle de David François et de Marie-Lise Taicon, de leur fils Baptiste François, de sa femme Cindy Betti et des enfants de ces derniers. C’est une famille yéniche voyageuse du côté paternel et rom « hongroise » du côté maternel. Il s’agit de personnes actuellement désignées par l’administration et l’État comme « gens du voyage » et dont les ancêtres étaient catégorisés par les mêmes institutions comme « nomades ».
Une fois ceci posé, il n’y a rien d’autre à ajouter : si ces gens sont encampés et maltraités, c’est simplement parce qu’aux yeux de l’État, aux yeux de la mairie de Deuil-la-Barre, ils ne sont pas des citoyens comme les autres, ils ne sont pas des Français à part entière, ils sont uniquement un voisinage indésirable dont il faut se débarrasser au plus vite.
D’ailleurs, la plupart du temps, quand les services des municipalités identifient des noms comme étant des noms de familles de « gens du voyage », lors d’offres d’achat de terrain privé, elles font préempter ces derniers pour éviter d’avoir des citoyens indésirables sur leur commune. Mais pour le coup,…
Auteur: dev

