Le nouveau millénaire avait pourtant bien commencé pour les femmes enceintes. Depuis 2000, le monde a en effet connu une forte réduction de 40 % de la mortalité maternelle. Pour la première fois dans l’histoire récente, aucun pays ne présente des taux de mortalité maternelle extrêmement élevés, soit plus de 1.000 décès pour 100.000 naissances. À l’inverse, plus d’un tiers des pays dans le monde affichent un taux de mortalité maternelle très faible.
« De réels progrès ont été réalisés, y compris dans certains des pays les plus pauvres du monde », se félicite le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans l’avant-propos d’une étude de l’ONU, publiée lundi à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.
Ce nouveau rapport, basé sur des données fournies par diverses agences onusiennes, dont l’OMS, ainsi que par le Groupe de la Banque mondiale, montre comment certains pays comme le Rwanda et le Sri Lanka ont considérablement réduit la mortalité maternelle, notamment en développant l’accès au sages-femmes et aux soins de santé en milieu rural. Des stratégies susceptibles, selon le Dr Tedros, d’être partagées et adaptées à bien d’autres contextes.
Progrès de la recherche et l’accès aux soins
Les progrès enregistrés sont également le fruit des avancées en matière de recherche et de prestation de services.
Le chef de l’OMS mentionne notamment l’utilisation d’un dispositif simple et peu coûteux, dit du « drap », qui permet de réduire de 60 % les saignements graves dus aux hémorragies post-partum et de sauver ainsi de nombreuses vies humaines.
L’apport de soins maternels lors d’urgences humanitaires par le biais de cliniques mobiles et de postes de santé sauve également des millions de femmes et de bébés qui, autrement, ne bénéficieraient pas de dépistages médicaux, de vaccinations et de traitements vitaux.
Un ralentissement depuis…
Auteur: Nations Unies FR

