Une France à deux vitesses 

Depuis 2017, Emmanuel Macron a imposé une « politique de l’offre » fondée sur la croyance que la prospérité de l’économie dépend de la capacité des entreprises à faire des profits et à être compétitives. Selon cette vision défendue par les économistes néolibéraux, pour « libérer » l’offre, il faut supprimer les freins réglementaires et fiscaux qui entravent les entreprises. Le président a ainsi inauguré son premier mandat, en 2017, en déréglementant le travail par des ordonnances qualifiées de « scélérates », qui ont réduit les droits des travailleurs et le pouvoir des syndicats, considérés comme des entraves à la libre entreprise.

Cette politique de l’offre s’est soldée par un échec total.

Le deuxième axe de cette politique a pris la forme de baisses spectaculaires des impôts en faveur des plus riches et des entreprises : suppression de l’ISF et de la taxe d’habitation, réduction de l’impôt sur les bénéfices. Cela a conduit à une perte cumulée de recettes fiscales de 300 milliards d’euros, qui est l’une des causes principales de la hausse de la dette publique. 

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Cette politique de l’offre s’est soldée par un échec total : depuis 2017, la réindustrialisation n’a pas eu lieu, la production industrielle a stagné, le solde commercial industriel est resté fortement déficitaire (autour de 60 milliards par an), l’emploi a connu une embellie temporaire grâce à des aides publiques massives au titre de l’apprentissage, dont la réduction en 2025 a conduit à une forte dégradation de l’emploi des jeunes. Les aides publiques aux entreprises, estimées par le Sénat à 210 milliards d’euros, ont été distribuées sans contreparties, et leur efficacité n’a fait l’objet d’aucune évaluation.

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Montée…

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Auteur: Dominique Plihon