« Dans ce film nous utilisons le prisme de l’imaginaire pour parler du réel, de ce que nous vivons ici, de comment nous y sommes arrivé-es, de ce que nous y cherchons et de contre quoi nous nous battons chaque jour. C’est une fiction musicale et dansée, sans héros ni héroïne, avec des maisons qui sont des bateaux (et inversement), des pirates de toutes sortes et tout plein de langages différents… Bref, le Quartier Libre des Lentillères c’est une île aux trésors à travers le regard du cinéma !
Au-delà du plaisir de partager cette création à un public large et diversifié, ce film est l’occasion de transmettre par la rencontre notre expérience de lutte, d’autogestion et d’inventions de formes de vies collectives portées vers le bien-vivre pour tou-tes et respectueuses du vivant. »
Dans l’entretien qui suit, ils et elles tirent un bilan provisoire de cette expérimentation inédite.
Votre film documente d’une façon impressionnante une lutte qui dure depuis presque 14 ans, contre vents et marées, pour la création et la défense d’un lieu de vie solidaire et créatif. Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir la forme film pour faire connaître cette expérience à un public plus large ?Pirate 1 : Le point de départ a été le medium film justement. Une personne qui possédait des savoir-faire, du matériel et une forte envie qu’on fabrique un film tou-tes ensemble a lancé l’idée, en intégrant la dimension d’auto-formation et de mutualisation de ces savoirs – au même titre que toutes les pratiques d’autogestion qui ont lieu ici. Faire un film diffusable était forcément une idée présente dès le départ dans un coin de nos têtes mais ce n’est qu’après tout le processus de création qu’on a décidé de le montrer largement. Car on ne savait pas du tout où on allait ! On n’aurait jamais imaginé qu’on ferait un long-métrage, ni qu’on mettrait deux ans à le faire ! On a tou-tes été…
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Auteur: dev