Une image forte du 5 novembre : Dorine, blessée par la police, retourne dans la rue


«24 octobre : une jambe à terre… 5 novembre : toujours le bras en l’air !»


Dorine, intermittente du spectacle, avait été gravement blessée par une grenade explosive de la police lors de la manifestation du 24 octobre 2026 à Nantes. Ce jour là, alors qu’elle se trouvait pourtant dans la manifestation autorisée, sa jambe a été soufflée par la munition. Alors qu’elle aidait d’autres personnes touchées par la répression, elle dit avoir «entendu une première grenade, pas très loin de moi, puis la seconde sur ma jambe». Une arme de guerre tirée au milieu de la foule. Alors qu’elle était évacuée par les secours, elle continuait à envoyer du courage aux personnes qui manifestaient.

Le bilan clinique est lourd : «J’ai subi une double fracture ouverte du tibia-péroné avec section complète du muscle tibial antérieur». Les chirurgiens ont retrouvé dans son corps «le bouchon d’une grenade». Sur le moment, elle a pensé perdre sa jambe. Depuis elle essaye de se remettre de sa blessure, mais refuse d’abandonner le combat pour la justice sociale aux côtés de la jeunesse qui a ouvert la voie.

Ce 5 novembre, en fauteuil, cette héroïne du peuple est redescendue dans la rue avec son compagnon Eric. Déterminée à ne rien lâcher, elle brandissait dans le cortège une pancarte : «24 octobre : une jambe à terre… 5 novembre : toujours le bras en l’air !» et affirmait qu’elle voulait dire aux autres personnes «blessées en manifestation qu’il ne faut pas avoir peur».

Pour Dorine il est hors de question de se laisser terroriser par les gouvernants et la police. Poussée sur son fauteuil par des proches et des manifestant·es, entourée par un groupe d’ami·es, elle a participé comme d’autres dizaines de milliers de personnes à cette grande mobilisation syndicale.

Un geste inspirant.

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Auteur: B