Tout d’abord, durant la manifestation du matin, un large dispositif de keufs était déployé tout le long du parcours. Le cortège a dû avancer sous la surveillance des flics et des drones jusqu’à la charge violente à coups de tonfas et de grenades de désencerclement au niveau de la cité administrative de Compans. Le service d’ordre de l’intersyndicale s’est d’ailleurs fait remarquer par ses comportements dangereux en repoussant les manifestant.e.s du cortège de tête vers les flics. Durant cette charge, de nombreuses interpellations ont eu lieu, dont deux particulièrement violentes où les personnes ont été traînées inconscientes au sol. Les médics ont été empêchés d’intervenir et ont été repoussés à coups de boucliers. Des vidéos montrant une de ces arrestations circulent actuellement sur les réseaux.
À la suite de la manifestation, les policiers sont rentrés dans la Maison du Peuple et ont fait sortir toustes les habitant.e.s en les gazant, les frappant et les insultant. De nombreuses interpellations ont eu lieu durant cette intervention. Des bruits de verre cassés pouvaient s’entendre à travers la porte où du gaz s’échappait encore une heure après.
Le soir, un rassemblement a eu lieu devant le commissariat central pour soutenir les interpellé.e.s du jour et de la veille (suite aux nombreuses perquisitions et arrestations ayant eu lieu dans la semaine). Sans raison apparente, les policiers ont fait preuve d’agressivité envers une personne qui commençait à mettre de la musique en la poussant au sol et en en profitant pour gazer la foule. Quelques minutes plus tard, les mêmes policiers sont revenus et ont recommencé à gazer. L’OPJ a ensuite tenté de disperser la foule avec des sommations pour un rassemblement qui ne représentait pourtant aucune menace particulière. Ils ont ensuite chargé la foule en lançant de nombreux gaz et une grenade de désencerclement alors que tout le monde tentait de se…
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Auteur: IAATA

