Le 10 décembre 2023, Javier Milei était investi comme président de la République argentine. (Photo : Anita Pouchard Serra
Jérémy Rubenstein, docteur en histoire contemporaine de l’université Panthéon-Sorbonne, est un spécialiste de l’Argentine et de la violence politique. Il sera à Montpellier, au Barricade (5 rue Bonnie), ce samedi 9 mars pour évoquer les premiers mois de la présidence Milei, sur lesquels il revient dans ce texte
Le 10 décembre 2023, Javier Milei était investi comme président de la République argentine.En seulement trois mois de gouvernement, nous assistons à une explosion de la pauvreté, de l’extrême pauvreté et de l’indigence. Des pans entiers des services publics, qu’ils soient de gestion privée ou publique (transports, hospitaliers, scolaires, universitaires, culturels…) ne sont plus financés, avec des effets déjà palpables (depuis des transports en sous effectifs jusqu’à des morts par manque de médicaments).
Parallèlement à cette catastrophe sociale et sanitaire sciemment provoquée par le plan économique du gouvernement libertarien, le mensonge et la « vérité alternative » s’installent dans une offensive propagandiste qui recouvre la réalité d’un halo d’incertitude sur le moindre fait. Emblématique de cette politique d’effacement des faits, le gouvernement a décrété la fermeture de l’agence de presse nationale, Télam, l’une des plus ancienne et robuste d’Amérique latine, avec effet immédiat. C’est-à-dire que les travailleurs de Télam ont trouvé porte close protégée par des clôtures et des policiers. Plusieurs porte-paroles gouvernementaux ont justifié cette fermeture car « aujourd’hui il y a Twitter ». Savoir si de telles déclarations doivent à la bêtise (éventualité à ne pas écarter) de ces ministres ou à l’objectif de défaire le moindre repère d’informations vérifiées n’a pas grand intérêt,…
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Auteur: Le Poing

