Besançon (Doubs), correspondance
« Une ligne rouge a été franchie », s’alarme dans un communiqué La France insoumise de Besançon. Le 20 avril, Franck Bernard a été élu 15e vice-président de Grand Besançon Métropole (GBM). Si ce maire du petit village de Chevroz, commune appartenant à l’intercommunalité bisontine, s’est présenté aux dernières élections sans étiquette, il est adhérent au Rassemblement national (RN). Il était même suppléant du candidat RN de la 2e circonscription du Doubs lors des élections législatives de 2022 et de 2024.
Franck Bernard a été désigné comme candidat en vertu d’une charte de gouvernance, qui permet aux maires de chacun des huit secteurs qui composent le territoire de la métropole de proposer l’une ou l’un d’entre eux pour siéger comme vice-président, afin de garantir une répartition territoriale équitable au sein du bureau exécutif.
C’est selon cette règle que 7 des 9 maires du secteur de la Dame blanche, qui comprend la commune de Chevroz, ont « prédésigné » Franck Bernard. Ce choix n’obligeait cependant pas les autres conseillers communautaires ; in fine, c’est un vote de l’ensemble de l’assemblée qui permet d’élire les vice-présidents.
Le RN « nie l’urgence climatique »
En amont du vote, plusieurs élues et élus ont appelé leurs homologues à recourir à leur « clause de conscience », ou encore à ne pas « rompre avec le consensus républicain », en choisissant le candidat dissident, Gérard Monnien (sans étiquette), issu de la même zone que Franck Bernard. « Si la démocratie consiste à respecter le choix des électeurs, c’est aussi le droit pour nous tous de refuser les idées qui menacent ses propres fondements », a déclaré Patrick Ayache, lui-même vice-président.
Celui-ci a souligné le climatoscepticisme du RN, qui « nie l’urgence climatique et s’oppose à tous les efforts dans ce domaine ». Des…
Auteur: Camille Jourdan

