Emmanuel Macron a promis aux Mahorais une loi spéciale pour reconstruire au plus vite leur archipel, dévasté par le passage du cyclone Chido. Arrivé jeudi 19 décembre à Mayotte, le chef de l’Etat a multiplié pendant deux jours les déplacements auprès des sinistrés qui n’ont pas manqué, à plusieurs reprises, de lui faire part de leur indignation alors que le risque de pénurie d’eau potable et de nourriture se fait sentir. Par ailleurs, les autorités ne sont toujours pas en mesure de fournir un bilan définitif : alors que le ministère de l’Intérieur fait état, à l’heure où nous écrivons, de 35 morts et 2 500 blessés, certaines estimations évoquent plusieurs centaines voire plusieurs milliers de victimes.
« Nous allons bâtir avec le ministre des Outre-mer une loi spéciale parce qu’on ne peut pas le faire avec les instruments [en vigueur] » a expliqué Emmanuel Macron face à des élus mahorais lors d’une rencontre à Mamoudzou. Durant une réunion de crise organisée avant son départ, ce vendredi 20 décembre, il a évoqué la création d’« un établissement public qui serait ‘l’assemblier’ de tout. » « On a été capable de rebâtir Notre-Dame en cinq ans. Ce serait quand même un drame que l’on n’arrive pas à rebâtir Mayotte avec les Mahorais », a également confié le chef de l’Etat à une habitante, devant plusieurs journalistes.
Cette loi spéciale devrait notamment permettre d’en finir avec les habitats…
Auteur: Romain David

