C’est un dimanche glacial en plein Paris. Le froid brumeux n’a pas découragé les quelques milliers de manifestants de venir lors de l’annuelle « Marche pour la vie », qui s’est tenue le 19 janvier. Place du Trocadéro, des barrières de sécurité ont été installées. Des hommes vêtus de K-way orange fouillent les sacs à l’entrée. Des bénévoles distribuent des pancartes : « Mon corps, sa vie ». Sous des tentes blanches, plusieurs associations anti-IVG.
En guise de goodies, l’une d’elles, Va Prie Vie, distribue des chapelets orange. Au stand de la Lejeune Académie, un bénévole cherche à recruter des jeunes qui souhaiteraient se former cet été pour devenir les prochains leaders anti-IVG. One of us, le lobby européen contre l’avortement est là aussi, aux côtés de la fondation Lejeune. La marche n’a pas encore commencé mais des jeunes femmes sautent déjà de joie en tenant la banderole qui mènera le cortège.
À quelques minutes du début de l’événement, à 14 heures, la place du Trocadéro reste parsemée. Au total, l’événement réunit quelques milliers de participants. La veille, les plus motivés se sont rassemblés à l’église Saint-Roch, lieu prisé des catholiques identitaires, pour une nuit de prière et d’adoration. Le lieu avait fait parler de lui en 2022 lors d’une messe en hommage à Charles Maurras, le fondateur de l’Action française.
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Sur des écrans installés de part et d’autre de la scène, avant que les discours ne commencent, des clips défilent. L’un d’eux est produit par les Survivants, un groupuscule à l’origine d’une action anti-IVG sur les vélibs parisiens et dont le site a été fermé par la…
Auteur: Pauline Migevant

