Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie), correspondance
Les boîtes à clés se multiplient devant les immeubles et les chalets du centre de Chamonix-Mont-Blanc. Face au plus haut sommet d’Europe, ces objets symbolisent la forte augmentation des locations saisonnières de type Airbnb ces dernières années dans la vallée. « Le nombre de meublés de tourisme mis sur le marché est passé de 2 700 à 4 000 en quatre ans », souligne Éric Fournier, maire de Chamonix et président de la communauté de communes de la vallée. Face à cette situation, les élus du conseil communautaire ont tenté de mettre un « coup d’arrêt » à cette dynamique. Le 25 juillet, une délibération a été adoptée pour limiter le nombre de locations de courte durée dans les quatre communes de la vallée. Une première pour un territoire de montagne en France.
Dès le 1er mai 2025, un seul bien en location saisonnière par personne physique sera autorisé à Chamonix et aux Houches et deux biens à Servoz. À Vallorcine, de l’autre côté du col des Montets, il n’y aura pas de limitation mais les autorisations d’en faire une location saisonnière seront limitées à un an, avant d’être renouvelées.
« Cette mesure s’inscrit dans un travail global pour maintenir l’habitat permanent dans la vallée. Une partie de notre parc immobilier s’érode vers les plateformes de location de courte durée, cela pose de plus en plus de problèmes pour les locaux. Les offres de location à l’année sont rares et les prix explosent », assure le maire sans étiquette.
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Les quatre communes de la vallée sont classées « zones tendues » depuis août 2023, et le prix de l’immobilier à Chamonix dépasse désormais les 10 000 euros le m2. Avec cette mesure, Éric Fournier souhaite retrouver « un équilibre social au niveau local. La vallée n’est pas un parc d’attractions et nous devons…
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Auteur: Justin Carrette

