Une mobilisation populaire éteinte par une gauche irresponsable

« Ne nous faisons pas voler notre victoire ! ». Voici comment se conclut, trois jours après la victoire relative du Nouveau Front populaire au second tour des législatives, un tract de la CGT Cheminot. La puissante fédération appelle à des rassemblements partout en France devant les préfectures et l’Assemblée nationale le 18 juillet, jour de la rentrée parlementaire.

Huit jours plus tard, l’identité du voleur présumé n’est pas forcément celle qui était attendue. Alors que tous les regards étaient braqués sur Emmanuel Macron, qui essayait de ne pas reconnaître sa défaite par tous les subterfuges possibles, les dernières tergiversations des partis de la gauche ont permis de les en détourner. Et le spectacle qui se déroule sous nos yeux, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, est à des années-lumière de ce qu’exigerait l’importance du moment.


Sur le même sujet : Une victoire populaire, avant tout !

Mais voilà. Aussitôt élus, les chefs des quatre partis du Nouveau Front populaire ont oublié les trois semaines de campagne où la mobilisation citoyenne et populaire leur a permis cette victoire. Pourtant, à la suite de la constitution en vitesse du NFP, la participation de syndicats, d’associations, de chercheurs était largement mise en avant. « Nous réussirons si nous savons sortir de nos murs. Le NFP ne se limite pas à quelques partis, il est, il doit être le débouché politique de la société en mouvement », écrivait, par exemple, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste avant le premier tour.

Moi j’en ai rien à faire de qui va être Premier ministre.

S. Binet

Une « société en mouvement » qui est désormais figée face à un niveau d’indécence que seuls des politiciens égocentriques peuvent atteindre….

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com