Les bouteilles en plastiques sont un fléau majeur, et représentent le premier plastique trouvé sur les plages en Europe. 15 milliards de bouteilles plastiques sont toujours vendues en France tous les ans.
Fabriquée à partir de pétrole, la bouteille en plastique est aussi émettrice de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie.
Les bouteilles d’eau vendues contiennent également du microplastique. D’après une étude publiée en mars 2018, sur 250 bouteilles d’eau de grandes marques à travers neuf pays, 93 % des échantillons contenaient du plastique. Les quantités découvertes étaient deux fois supérieures à celles présentes dans l’eau du robinet.
Pour les auteurs de la pétition, le coût de l’eau est par ailleurs prohibitif dans les lieux accueillant du public et inadmissible, puisque l’accès gratuit à l’eau potable est obligatoire.
Par exemple, en gare, le prix moyen est de 2 à 2 euros 50 pour une bouteille d’eau de 50 cl, ce qui correspond à plus de 8 euros pour une famille de 4 personnes.
Face à ces constatations alarmantes, la loi AGEC a été mise en place avec un objectif de zéro plastique à utilisation unique d’ici à 2040 et une réduction de 50 % des bouteilles en plastique en 2030.
Selon la loi, les établissements recevant du public et accueillant plus de 300 personnes sont soumis à l’obligation de mettre à disposition au moins un point d’eau potable, dès lors qu’ils sont raccordés au réseau. Cela concerne majoritairement les aéroports, les gares, les centres commerciaux, les musées ou encore les grosses stations services.
Pourtant, d’après Muriel Papin, présidente de No Plastic in My Sea, quasiment aucun des points d’eau n’a été mis en place. Elle pointe la facilité de l’installation de tels points auprès du quotidien 20 Minutes : « Ces points d’eau ne nécessitent pas toujours d’être sophistiqués. Ça peut être un robinet, du moment qu’il est signalé,…
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Auteur: Maïté Debove

