Les associations Animal Cross, ASPAS, AVES, Faune Alfort, FERUS, Focale pour le Sauvage, le Pôle Grands prédateurs et One Voice appellent à une mobilisation citoyenne et organisent le 17 janvier des actions dans 11 villes.
Leur pétition officielle a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander la fin du classement des renards roux en tant qu’ « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans 88 départements à ce jour. Leur but : mettre fin aux abattages massifs des goupils.
« Chaque année en France, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués. Tir, piégeage, déterrage : la persécution est permanente, souvent cruelle, et repose sur des arguments faussement sanitaires ou économiques », indique la pétition.
En effet, cette persécution ne repose sur aucun fondement scientifique. Les renards sont des régulateurs essentiels des rongeurs ravageurs des cultures et porteurs de maladies telle que la borréliose de Lyme, réduisant pertes agricoles, dépendance aux rodenticides toxiques et « propagation d’une zoonose touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France » rappellent les associations dans un communiqué commun.
« L’ANSES l’a confirmé en 2023 : les renards ne présentent pas de risque pour la santé publique. Ils ne sont plus porteurs de la rage depuis l’éradication de la maladie en 2001 et leur abattage accroît la circulation de l’échinococcose », développent les associations.
Renard ayant attrapé un campagnol © Emmanuel et Stéphane Vidal
Comme pour le Puy-de-Dôme, la réalité des « dégâts » prétendument causés par les renards fait débat.
« Il faut dépasser les 10 000 euros de dégâts annuels pour pouvoir classer l’espèce comme ESOD. Dans le Puy-de-Dôme, on a relevé d’énormes incongruités. Il y avait au moins 150 doublons : des déclarations exactement identiques, avec les mêmes dégâts et les mêmes montants, entre 2022 et…
Auteur: Laurie Debove

