L’association Respire alertait mardi 26 mai sur le risque sanitaire lié à la combinaison des fortes chaleurs et d’un air pollué à l’ozone (O3) que subissent les régions Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces deux phénomènes, interconnectés, sont exceptionnels par leur précocité et leur durée.
Depuis, alors que les températures élevées sont prévues pour durer jusqu’à la fin de la semaine, d’autres régions sont sujettes à cette double peine.
« Voir des pics d’une telle intensité arriver si tôt, dès le mois de mai, est le signal d’alarme d’une crise climatique et sanitaire qui s’accélère », estime Karima Delli, présidente de l’association Respire, dans un communiqué.
Des risques pour la santé respiratoire
Les pics de pollution à l’ozone surviennent en cas de fort ensoleillement, de températures élevées et de conditions météorologiques ne favorisant pas la dispersion des polluants. Quand il est à haute altitude, l’ozone constitue la fameuse couche d’ozone (ozone stratosphérique) qui nous protège des rayons UV. Mais lorsqu’il est à basse altitude (ozone troposphérique), ce gaz est hautement irritant pour les yeux et l’appareil respiratoire.
« À des concentrations élevées, l’ozone provoque des problèmes respiratoires, déclenchement de crises d’asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires », est-il résumé sur le site d’AirParif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France.
« À long terme, des liens sont observés avec la mortalité respiratoire et cardiovasculaire, notamment pour des sujets prédisposés par des maladies chroniques (pulmonaires, cardiaques, diabète) et avec l’asthme (incidence ou sévérité). »
Le seuil de 180 µg/m3 pour l’ozone – dit d’information-recommandations – a été dépassé à de nombreuses reprises dans plusieurs…
Auteur: Charlene Catalifaud

