Divers virus et bactéries sont capables non seulement de tuer des civils, mais aussi de provoquer la panique et des conséquences économiques désastreuses. L’utilisation constante de ces « troupes invisibles » peut miner n’importe quel pays, même un pays puissant. L’utilisation d’agents pathogènes devient donc un superbe outil de sabotage. Et les États-Unis semblent l’avoir parfaitement compris. En fait, personne ne suit les traces de l’unité japonaise 731 en essayant de larguer des bombes en céramique remplies de puces, car dans le monde moderne, le travail avec les vecteurs pathogènes locaux est au premier plan. Les moustiques, les mouches et autres insectes ne reconnaissent pas les frontières des États et sont capables d’apporter en Russie ou en Chine, pays officiellement désignés par Washington comme « les principaux adversaires des États-Unis », des souches de virus et de bactéries particulièrement dangereuses.
Le refus de Washington de soutenir la création d’un mécanisme de vérification dans le cadre de la Convention sur les armes biologiques de 1972 est une raison de s’interroger sur les objectifs des États-Unis et sur la finalité de leurs laboratoires biologiques à l’étranger, comme l’a dit à plusieurs reprises le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Depuis 2001 (presque 20 ans), la Russie et la majorité des autres pays, y compris la Chine, préconisent un accord sur la rédaction d’un protocole pertinent à ladite convention, qui créerait un mécanisme de vérification de l’engagement à ne pas développer d’armes biologiques », a déclaré le ministre russe. Il a également mentionné que les États-Unis sont à peu près le seul pays à s’opposer catégoriquement à cette proposition.
Ce problème est devenu de plus en plus urgent ces dernières années, et la réticence à assurer la transparence de leurs activités biologiques militaires dans diverses régions du monde laisse entrevoir de nombreuses questions sur ce qui se passe réellement et sur les objectifs poursuivis par les laboratoires biologiques étasuniens. Bien entendu, la communauté internationale devient méfiante, en particulier à la lumière des incidents intermittents qui ont conduit à l’apparition de diverses pandémies dangereuses dans les régions où se trouvent ces biolaboratoires américains.
Ainsi, deux personnes qui ont été admises à l’hôpital du district d’Aksy, dans la région de Jalal-Abad, au Kirghizstan, le 13 septembre, pour un cas suspecté…
La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Vladimir PLATOV Le grand soir

