Par rapport à 2020, près de 80 millions d’enfants supplémentaires bénéficient désormais de repas scolaires dans le cadre de programmes gouvernementaux, soit une hausse de 20%. Cela porte le total mondial à au moins 466 millions d’enfants, selon un rapport publié mercredi par le Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM).
Les progrès sont mêmes plus notables dans les pays en développement où ces programmes ont augmenté de 60 % au cours des deux dernières années seulement.
L’agence onusienne note que cette réussite rare dans le domaine du développement est menée par les gouvernements du monde entier, qui y voient « des retombées positives considérables pour les petits exploitants agricoles et l’emploi local ».
« Les repas scolaires sont bien plus qu’une simple assiette de nourriture nutritive, aussi importante soit-elle. Pour les enfants vulnérables qui en bénéficient, ils constituent un moyen de sortir de la pauvreté et d’accéder à un nouveau monde d’apprentissage et d’opportunités », a déclaré Cindy McCain, Directrice exécutive du PAM.
Afrique subsaharienne
Dans le continent africain, la hausse est de 30 %, passant de 66 millions d’enfants en 2022 à 87 millions en 2024. Dans des pays comme le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, l’Eswatini, le Lesotho, la Namibie, le Rwanda et la Zambie, les programmes de repas scolaires sont principalement financés par les budgets nationaux.
D’autres gouvernements, comme ceux de l’Éthiopie et du Burundi, ont doublé ou triplé leurs contributions respectives depuis 2022, tout en continuant à recevoir des fonds provenant de sources externes.
Cependant, des millions d’enfants, en particulier dans les pays africains à faible revenu comme la République démocratique du Congo (RDC), la Somalie et le Soudan du Sud, n’ont toujours pas accès aux repas scolaires en raison du faible financement national et de la dépendance à l’égard d’un soutien extérieur en…
Auteur: Nations Unies FR

