Médias et classe politique ont menti à un niveau sans précédent, et organisé un hommage à un néo-nazi violent qui s’entraînait au combat et venait de passer à l’acte : c’est un scandale d’État
L’avocat de la famille de Quentin Deranque parade dans les médias depuis deux jours pour affirmer que son client n’était pas violent, et s’en prend à «l’indécence de ceux qui veulent salir la mémoire de Quentin». Ce dernier s’en chargeait pourtant très bien tout seul sur internet.
Dans le cadre de nos recherches, notre équipe avait identifié les comptes Twitter de Quentin Deranque depuis le mois de février : @gavariou et @ultragavariou. Nous y étions parvenu en recoupant ses cercles d’amis néo-nazis, dont nous avions retrouvé plusieurs interactions. Par exemple celle de son colocataire, un fasciste assumé. Malheureusement, ces comptes avaient précipitamment été paramétrés en privé après la bagarre. Ses amis cherchaient à dissimuler quelque chose, mais quoi ?
Ce jeudi 12 mars, Médiapart donne la réponse dans un long article. Les tweets des comptes de Quentin Deranque sont révélés, le média d’investigation ayant réussi à accéder au contenu. Il s’avère que le néo-nazi présenté comme un «petit ange» par tous les médias a publié des milliers de messages d’un antisémitisme, d’un racisme et d’un nazisme dévorant. Par exemple : «Je soutiens Adolf», «Mort totale des n*gres» ou encore «Il faudra déterrer et fusiller (((Halimi)))», à propos de l’avocate féministe, juive et anticolonialiste Gisèle Halimi.
Dans une logorrhée haineuse ininterrompue, Quentin Deranque évoque «les millions d’arabes et de noirs présents sur le sol français» qu’il faudrait «déporter». Un internaute écrit que «100% des électeurs du RN sont racistes», Quentin Deranque répond : «Ils ont raison c’est 100 % normal.» Toujours sur le RN, quand un député Insoumis rappelle…
Auteur: B

