« Une société qui sacrifie son enfance se condamne »

Trente-six ans après l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) il est difficile de ne pas s’alarmer : la reconnaissance pleine et entière de chaque enfant comme sujet de droits demeure loin d’être acquise.

Ce qui devait être une évidence, c’est-à-dire la protection, la dignité et la participation de tous les enfants, reste trop souvent un horizon lointain.

À l’échelle mondiale, le constat est sévère : le délaissement de l’enfance comme sujet politique se généralise. Les États ne tiennent pas les engagements qu’ils ont solennellement pris et certains semblent même s’en éloigner davantage. Les coupes drastiques dans l’aide au développement de plusieurs pays, dont la France, ou encore la dissolution de l’USAID par l’administration Trump, exposent des millions d’enfants à des dangers immédiats.


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Ces décisions ne sont pas abstraites : elles condamnent des existences entières, compromettent l’accès à l’éducation, à la santé, à la protection, à la sécurité.

On ose parfois justifier ces choix au nom de « priorités nationales » au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant. Non seulement cet argument piétine l’esprit et la lettre de la Cide, mais il révèle surtout un autre constat alarmant : chez nous non plus, les enfants ne sont pas une priorité.

Aujourd’hui, l’histoire se grippe et c’est tout sauf une bonne nouvelle.

Il suffit d’observer l’état de notre école publique, l’explosion du taux de pauvreté chez les enfants, le nombre croissant d’enfants contraints de dormir à la rue, les retards dramatiques dans la prise en charge de la santé mentale des jeunes,…

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Auteur: Elsa Faucillon

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