Au cessez-le-feu fragile à Gaza et aux entraves israéliennes à l’acheminement de l’aide dans l’enclave palestinienne s’ajoute une dégradation rapide de la situation en Cisjordanie occupée, où expansion des colonies et violences de colons nourrissent la crainte d’une transformation irréversible du territoire.
Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, au Conseil de sécurité de l’ONU.
Mercredi, devant le Conseil de sécurité, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a résumé la gravité de la situation. « C’est un moment charnière au Moyen-Orient », a-t-elle affirmé, en référence aux discussions attendues jeudi à Washington sur une éventuelle deuxième phase du cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza le 10 octobre, à l’occasion du lancement du Board of Peace, cette instance internationale créée par la Maison Blanche, avec l’aval du Conseil de sécurité, pour accompagner les efforts diplomatiques autour du conflit. « Les décisions prises dans les prochaines semaines […] détermineront si cette ouverture sera maintenue », a-t-elle ajouté.
Un cessez-le-feu fragile
La trêve à Gaza n’a pas dissipé l’incertitude. « Malgré le cessez-le-feu, Gaza n’est toujours pas en paix », a averti Mme DiCarlo, évoquant la poursuite de frappes israéliennes sur des zones densément peuplées, des échanges de tirs persistants avec des groupes palestiniens et une population toujours massivement déplacée.L’accès humanitaire, bien qu’élargi depuis l’automne, reste entravé par des contraintes logistiques et sécuritaires imposées par Israël, alors que des milliers de blessés nécessitent encore des soins indisponibles dans l’enclave.
Ces fragilités pèsent sur les négociations de la seconde…
Auteur: Nations Unies FR

