Jamais depuis la naissance de la Ve République, la France ne s’était préparée à une élection aussi incertaine et polarisée : la course contre la montre face au néofascisme s’accélère et requiert toutes les forces de la gauche sociale et politique. Devant cet enjeu, une seule candidature est utile au mouvement social, celle de Jean-Luc Mélenchon, quand la « primaire de gauche » a désormais fini d’échouer. Il n’y a plus de « ou non » à la question de notre implication : seulement « comment ? ».
Pour un « mouvement social-électoral »
C’est la question que pose une tribune de militant·es non-membres de La France insoumise (LFI) appelant à s’organiser pour une implication autonome autour de sa candidature (1). Cette proposition fait écho à des discussions similaires dans les espaces communalistes, les mouvements de l’écologie radicale et antifascistes (2), ou encore les organisations des quartiers populaires (3) – des espaces qui ont dialogué au sein des mêmes mouvements sociaux de la dernière décennie et ont dessiné une perspective commune d’ancrage et de renouvellement du politique à la base, dans les communes (4) et communautés, produisant un haut niveau de radicalité et de politisation à large échelle.
cf. par exemple, l’appel de l’Assemblée des quartiers à une coalition antiraciste et antifasciste capable de créer un rapport de force conséquent y compris vis-à-vis de la « principale force de gauche ».
Leur autonomie les rend difficiles à récupérer pour le pouvoir économique et médiatique, et ils reconstruisent des liens…
Auteur: Kevin-Behma Vacher

