Une réduction du cadmium
Enfin, le gouvernement rejoint les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Vendredi 2 octobre, quatre textes réglementaires ont été publiés pour encadrer les teneurs en contaminants des fertilisants et leurs apports dans les sols agricoles.
« Le cadmium (…) constitue un enjeu sanitaire particulier en raison de sa toxicité et de sa capacité à s’accumuler durablement dans les sols », a justifié le ministère dans un communiqué.
Les apports de cadmium provenant des engrais minéraux seront limités à 3 grammes par hectare et par an dès 2027. Les engrais phosphatés ne pourront plus dépasser 60 milligrammes de cadmium par kilo d’anhydride phosphorique (P₂O₅), contre jusqu’à 90 mg/kg pour certains engrais aujourd’hui. Le plafond sera abaissé à 40 mg/kg en 2028, puis à 20 mg/kg en 2030.
Ce seuil de 20 mg/kg devait être atteint seulement en 2038, selon le calendrier annoncé lors de la consultation publique sur le sujet, ce qui avait provoqué la colère des associations de malades de cancers et de santé publique.
Une bombe sanitaire
Au-delà du son effet cancérogène, l’exposition au cadmium est aussi associée au risque d’insuffisance rénale, d’ostéoporose, de maladies vasculaires, d’infertilité… Les médecins libéraux de la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) parlent de « bombe sanitaire ».
En 2024, La Relève et La Peste alertait déjà sur le fait que les Français sont particulièrement contaminés au cadmium par rapport à leurs voisins européens, du fait du recours important à des minéraux importés, notamment du Maroc, où les teneurs en cadmium sont très élevés.
En 2025, près de la moitié de la population française présentait des niveaux d’exposition au cadmium supérieurs aux valeurs sanitaires de référence, selon l’Agence nationale de sécurité…
Auteur: La Relève et La Peste
