Faire de la sobriété notre meilleure alliée
Lors du pic de la crise énergétique en 2022, en lien avec l’invasion russe de l’Ukraine, le discours politique et médiatique s’est concentré sur la baisse de la température de chauffage. Mesure essentielle et efficace, elle n’est pourtant qu’une action possible parmi de nombreuses autres.
Comprendre les usages, sensibiliser les usager·es aux écogestes et optimiser les installations en fonction des usages sont aussi des leviers essentiels pour réduire la consommation énergétique. Les communes gèrent de nombreux bâtiments : hôtel de ville, piscine, bibliothèque, salle des fêtes… Et d’autres locaux mis à disposition d’associations. Or, elles n’ont pas toujours une bonne visibilité de l’usage réel des infrastructures. Une personne en charge de la sobriété à Hendaye explique par exemple que la simple prise de contact avec les associations a été un grand levier d’économies d’énergie : la ville s’est rendu compte que les horaires de chauffage dépassaient celles d’usages, ou que la température de l’eau dans les vestiaires du gymnase était trop élevée.
Hendaye a ainsi réduit en moyenne de 16,7 % la consommation énergétique des quatorze bâtiments qu’elle a mobilisés dans le cadre du concours « Cube » (Climat usage bâtiment énergie). En cumulé, avec les douze autres villes participant au concours en 2024, la baisse des consommations par les seules actions de sensibilisation des usager·es et optimisation technique a permis un gain de 561 000 euros.
Tous les bâtiments publics peuvent réduire leur consommation énergétique, y compris ceux de la santé : ainsi, le CHU de Montpellier avait déjà réduit sa consommation énergétique globale de 43 % entre 2010 et 2022, et a mis en place de nouvelles actions pour répondre à la crise énergétique engendrée par la reprise économique post-Covid et la guerre en Ukraine. Après avoir conduit des…
Auteur: Julia Orain

