Un territoire pluvieux où l’eau reste en surface
Le plateau de Millevaches fait partie des zones les plus pluvieuses de France : « Il y tombe entre 1200 et 1400 millimètres de pluies par an », explique Gwendoline Mombertrand, chargée de mission Ressource en eau et Milieux Aquatiques au sein du Parc Naturel Régional (PNR) de Millevaches en Limousin.
Malgré cette pluviométrie élevée, le territoire compte peu de réserves d’eaux souterraines. Le sous-sol granitique peu dégradé, est très peu perméable à l’eau, ce qui empêche la formation de nappes phréatiques profondes.
En revanche, la Montagne limousine compte de nombreuses zones humides : tourbières, prairies et landes humides, forêts alluviales, mares et ruisseaux qui forment une mosaïque de milieux. Ces espaces occupent 15 à 20 % du territoire du PNR et sont à l’origine d’un dense réseau de cours d’eau.
Ainsi, 80 % des rivières du Limousin y prennent leur source. La Vézère par exemple, débute son parcours dans la tourbière du Longeyroux. Le sol spongieux stocke l’eau et contribue à l’écoulement régulier de la rivière.
Zone humide dans la tourbière du Longeyroux
Les zones humides, réservoirs d’eau
Les nombreux petits cours d’eau du plateau de Millevaches contribuent à l’alimentation de grands fleuves français. Le territoire est traversé par la ligne de partage des eaux entre les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne.
Le premier comprend notamment la Vézère, la Corrèze, le Chavanon et la Triouzoune qui alimentent la Dordogne puis la Garonne. Le second inclut la Vienne, la Creuse, ou encore le Taurion, qui s’écoulent vers la Loire.
Le plateau de Millevaches occupe donc un rôle majeur dans le réseau hydrographique français. En effet, il permet l’autoépuration de l’eau grâce à sa filtration par les sols, la végétation et l’action de micro-organismes.
Les zones humides et les petits cours d’eau…
Auteur: Eloi Boye

