Canicules, tempêtes, inondations… Les aléas climatiques n’interrompent pas seulement les cours, ils referment durablement la porte de l’école pour des millions de filles à travers le monde. C’est le constat dressé jeudi 10 septembre par l’Unicef, qui alerte sur un « risque accru de décrochage scolaire » pour les filles lors des catastrophes naturelles.
Lorsqu’un événement climatique extrême frappe une communauté, les filles ne subissent pas seulement la fermeture de leur établissement. Contrairement à leurs camarades garçons, elles se voient alors confier des tâches supplémentaires au sein du foyer comme aller chercher de l’eau, s’occuper des plus jeunes, soutenir un parent, au moment même où l’accès à l’éducation devient le plus fragile. Selon Jodie Soret, responsable du service plaidoyer et programmes à l’Unicef France, cette vulnérabilité s’aggrave particulièrement quand les familles peinent à nourrir leurs enfants : dans ce cas, le mariage précoce d’une fille devient parfois la solution envisagée par les parents, l’éloignant alors durablement des bancs de l’école.
« Pour des millions d’enfants, les aléas climatiques (…) détruisent leurs écoles, déracinent leur famille et privent les plus vulnérables d’entre eux, en particulier les filles, de la possibilité de retourner un jour en classe », résume la directrice générale de l’Unicef, Catherine Russell.
171 millions d’enfants touchés en 2025
Au total, la scolarité de plus de 171 millions d’enfants a été perturbée l’an dernier dans 106 pays, du fait de classes fermées, d’écoles détruites ou de vacances prolongées, soit un élève sur dix, de la maternelle au lycée.
Les tempêtes arrivent en tête des causes qui pénalisent la scolarité, avec au moins 109 millions d’écoliers concernés. Le cyclone Montha en Asie du Sud ou l’ouragan Melissa, qui a dévasté une partie des…
Auteur: Margaux Acosta
