A la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité 2026, les Européens n’ont pas oublié le discours choc du vice-président américain J.D Vance, il y a un an, lors de l’édition précédente. Il y dépeint un Vieux Continent « en train de perdre son merveilleux droit à la liberté d’expression » sous le regard stupéfait des 27. Cette année, plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent pour échanger sur la relation transatlantique, la sécurité de l’Europe et l’ordre mondial fragilisé par les guerres.
Avancer sans braquer Washington
Ce jeudi 12 février au Sénat, la commission des affaires européennes a longuement échangé sur la situation géopolitique en compagnie de deux représentants de think tanks allemand et polonais : Jacob Ross, chercheur au conseil allemand de politiques étrangères, et Melchior Szczepanik, directeur du bureau de Bruxelles de l’Institut polonais des affaires internationales.
Comment se positionner face à un Donald Trump qui ne voit pas « les Européens comme des alliés civilisationnels mais des obligés civilisationnels ? », selon les termes du sénateur Olivier Henno (UDI). Pour Jacob Ross et Melchior Szczepanik, « améliorer la capacité de défense de l’Union européenne » est impérative, et peut se concrétiser par des « exercices militaires communs ». Mais cette autonomie stratégique doit s’effectuer de manière modérée, de sorte à ne pas braquer Washington. « L’Europe…
Auteur: Guillaume Cros

