Depuis les années 1950, l’enseignement assisté par ordinateur puis les systèmes de tutorat intelligents contribuent à améliorer les expériences d’apprentissage. Aujourd’hui, l’émergence rapide de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives, affirmant le rôle grandissant du numérique en éducation, tout comme dans d’autres secteurs.
L’arrivée des IA génératives, accessibles au grand public dès fin 2022, en est un très bon exemple. Les IA génératives, comme ChatGPT, Midjourney ou Sora, sont des IA capables de générer du texte, des images ou des vidéos grâce à une instruction textuelle, plus connue sous le nom de prompt en anglais.
Aptes à répondre aux questions de devoirs scolaires, ces récentes IA remettent en question les méthodes d’évaluation des connaissances et poussent les enseignants et enseignantes à intégrer ces nouveaux outils dans leurs pratiques pédagogiques. Alors que ces IA, initialement conçues sans visée éducative, ont véritablement bouleversé le domaine de l’éducation, qu’en est-il des IA spécifiquement développées pour améliorer les processus d’apprentissage et d’enseignement ?
Objectifs des IA en éducation
Les IA spécifiquement conçues pour être au service des élèves, des enseignants ou enseignantes, ou bien des institutions présentent différents niveaux de maturité et de déploiement. Avec l’objectif de soutenir l’apprentissage et à la lutte contre l’échec scolaire, elles sont principalement destinées à personnaliser des cours déjà structurés. Leur promesse est de s’adapter au rythme et aux besoins individuels de chacun. La difficulté doit être évolutive, sans être trop élevée pour éviter le décrochage, ni trop faible pour ne pas tomber dans l’ennui.
Ces IA sont généralement constituées de trois composantes fondamentales : une modélisation du domaine d’étude, une modélisation des apprenants et…
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Auteur: Mélina Verger, Doctorante en informatique, Sorbonne Université

