Après nos trois premiers articles du dossier portant sur le mouvement d’opposition à la vaccination à travers l’épidémiologie et le droit, mais aussi l’histoire et la sociologie, nous nous sommes intéressés à la dimension communicationnelle. L’objectif ? Comprendre en quoi la communication en matière de santé publique est essentielle … ce qui ne semble pas être le fort d’Emmanuel Macron qui préfère « emmerder » plutôt que convaincre.
La crise sanitaire de Covid-19 l’a montré : la défaillance, l’absence de communication claire ou la contradiction des discours de la part des autorités publiques décrédibilise les propos de ces dernières. Cette médiocrité communicationnelle fragilise le maintien d’une couverture vaccinale suffisante de la population française.
Ainsi, d’autant plus face à l’explosion de la désinformation en ligne, la communication est au cœur des enjeux de santé publique.
La diffusion des croyances et des opinions antivaccin sur Internet : un potentiel risque ?
La hausse de la diffusion d’informations sur Internet est difficilement maitrisable pour les scientifiques et les pouvoirs publics. On assiste en effet à un phénomène de « chambre d’écho », expliqué dans notre précédent article, où les personnes ayant les mêmes idées se retrouvent en ligne, s’échangent les sources soutenant leur thèse et ignorent les informations allant à l’encontre de ce qu’elles pensent. François Van Schalkwyk, docteur en philosophie, en explique les conséquences :
« Il en résulte que les messages anti-vaccins et pro-vaccins sont partagés et reproduits dans des groupes isolés, ce qui polarise encore plus ces opinions divergentes. »
Pour contrer ce phénomène, les chercheurs Kathryn Perera, Henry Timms, et Jeremy Heimans proposent de faire appel à des influenceurs. En effet à l’ère du numérique,…
Auteur: Mr Mondialisation

