Selon les données publiées mercredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, 90 % des nourrissons dans le monde – soit près de 116 millions d’enfants – ont reçu en 2025 au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC). L’immense majorité d’entre eux ont suivi l’ensemble du schéma vaccinal de trois doses.
Ces chiffres marquent une progression d’un point par rapport à 2024 et de quatre points depuis 2021. Mais ils demeurent légèrement inférieurs aux niveaux observés avant la pandémie. Surtout, ils masquent des disparités persistantes qui concentrent les retards dans les pays les plus fragiles.
« Des millions d’enfants vulnérables ne sont toujours pas protégés en raison des conflits, des déplacements et de la pauvreté », a rappelé la directrice générale de l’Unicef, Catherine Russell, à l’occasion de la publication des résultats de l’étude. « Aucun enfant ne devrait souffrir d’une maladie qui peut être évitée au moyen d’un simple vaccin ».
Le défi persistant des enfants « zéro dose »
L’indicateur le plus surveillé reste celui des enfants dits « zéro dose », qui n’ont reçu aucun vaccin au cours de leur première année de vie. Ils étaient encore 13,5 millions en 2025.
Ce chiffre est en recul par rapport aux 14,2 millions recensés l’année précédente. Mais il reste supérieur au niveau d’avant la pandémie et surtout très éloigné de la trajectoire nécessaire pour atteindre l’objectif fixé par la communauté internationale : réduire de moitié le nombre d’enfants non vaccinés d’ici à 2030.
Plus de la moitié de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne. Le Nigeria concentre à lui seul le plus grand nombre de cas au monde. La République démocratique du Congo, le Yémen, l’Éthiopie et l’Angola figurent également parmi les pays les plus touchés.
La géographie de cette sous-vaccination n’a rien d’un…
Auteur: Nations Unies FR

