Nos lectrices et lecteurs s’en souviennent probablement, samedi 10 décembre dernier, à Bouc-bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône, 200 personnes s’étaient rendues sur le site de l’usine du cimentier Lafarge pour y entamer son démantèlement. 15 personnes sont actuellement en garde à vue, a priori pour ces faits. Nous republions ci-dessous le communiqué et le reportage photo que nous avions publié à l’époque.
On se souvient aussi des déclarations tonitruantes du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui n’avait pas hésité à qualifier les activistes écologistes d’éco-terrorisme. Nous écrivions à l’époque qu’il s’agissait de tout évidence d’une opération de police et de communication : préparer l’opinion quant au traitement que l’État s’apprête à réserver à celles et ceux qui prennent la question de l’environnement au sérieux. Pour que le concept d’éco-terrorisme fonctionne, encore fallait-il produire de l’éco-terroriste, c’est chose faite depuis ce lundi 5 juin. En effet, selon nos confrères et consoeurs de Mediapart et Reporterre, une quinzaine de personnes ont été perquisitionnées puis placés en garde à vue à Montreuil, Lyon, Toulouse, Dijon, Marseille, Bayonne et dans deux villages du Tarn-et-Garonne. Pour le moment, la qualification terroriste n’est pas retenue, mauvais souvenirs du fiasco de Tarnac oblige, c’est néanmoins la Sous-Direction Anti Terroriste qui est à la manœuvre avec tous les moyens que confèrent l’association de malfaiteurs et la « bande organisée ».
Pour le moment, ni le parquet ni le ministère de l’Intérieur n’ont communiqué sur les éléments à charge concernant les personnes interpelées. Sous-couvert d’anonymat, une source proche du ministère relativise : « S’il n’y a pas de communication officielle, c’est qu’il n’y a pour l’heure aucun élément probant. Une affaire ça se construit, il faut laisser du temps aux…
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Auteur: dev

