Vague de grèves massive dans les ports de toute l’Europe contre la guerre et les livraisons d’armes

Ce vendredi 30 octobre, 95% des ports français ont été mis à l’arrêt par un mouvement de grève d’après la fédération nationale des ports et docks CGT, représentative d’environ 90% des travailleur·ses des ports de l’hexagone. Les ports de France métropolitaine sont touchés, de Saint-Nazaire à Fos-sur-Mer en passant par Cherbourg et Bordeaux, mais également ceux des colonies d’outre-mer comme sur l’île de la Réunion, qui a été entièrement bloqué par des ouvriers brandissant des pancartes «stop à la guerre».

Cette grève répond à un appel international lancé notamment par l’European Dockworkers Council (EDC) contre la guerre et la militarisation des ports. Cet appel s’inscrit lui-même dans la continuité de la 3ème rencontre internationale de l’union des travailleurs des ports, qui s’est réunie à Istanbul en mai 2026, et qui dénonçait : «Ports, routes maritimes, voies de chemin de fer, entrepôts, logistique, la chaîne de transport entière, sont transformés de plus en plus ouvertement en infrastructures de guerre. Les gouvernements, les USA, l’OTAN, l’UE et les monopoles veulent rendre les travailleurs complices du transport d’armes et de matériel de guerre destinés à massacrer les populations. Nous ne leur ferons pas cette faveur». Sans les flux, la logistique et donc les travailleurs, aucune guerre n’est possible, aucun génocide, aucun massacre, aucune colonisation ne peut avoir lieu.

Partant de ce constat, les dockers étaient donc mobilisés dans le monde entier, principalement en France, en Italie ou encore la Grèce, mais aussi en Turquie, aux États-Unis et jusqu’en Inde.

Les dockers de la CGT contestent la «militarisation des installations sous l’impulsion de la Commission européenne» et s’opposent au projet de budget du gouvernement Lecornu qui «détruit nos…