Lauréate du prix Irène Joliot-Curie 2026 de la Femme scientifique de l’année, la physicienne est récompensée pour ses travaux en neurophotonique, à l’interface entre l’optique et les neurosciences.
Au terme du lycée, c’est à la dernière seconde que Valentina Emiliani a décidé de s’inscrire en physique à l’université de Rome, sa ville natale. Un choix éclairé pour cette lauréate du prix Irène Joliot-Curie 2026 de la femme scientifique de l’année qui dirige désormais le département de photonique et l’équipe Modulation du front d’onde, à l’Institut de la Vision. Elle insiste sur la richesse de cette science qui, sans renoncer à la spécialisation, s’inscrit au plus haut niveau en mariant les disciplines.
Des structures quantiques au vivant
Avant de s’intéresser à la biologie, Valentina Emiliani a consacré sa thèse de doctorat, soutenue en 1997, à l’étude de structures quantiques. Suivent un séjour postdoctoral à Berlin et un premier poste au Laboratoire européen de spectroscopie non linéaire, à Florence, où la spécialiste de matière condensée monte une équipe autour des techniques de microscopie à champ proche.
Premier virage en 2002 : elle s’installe à Paris, où travaille son mari. « Je quitte alors un poste pérenne pour un contrat de douze mois à l’Institut Jacques Monod où, en plein essor…
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