Valérie Damidot est née en 1965. Elle a été saisonnière avant d’entrer dans le monde de la télé comme chroniqueuse à TF1, puis animatrice de l’emblématique émission « D&CO » sur M6, de 2006 à 2015. Téléfilms, seule-en-scène, un jeu interactif sur France Bleu à la rentrée : elle enchaîne les formats comme elle martèle ses engagements, marqués à gauche, ou ses prises de parole contre les violences conjugales.
Après être passée de M6 à TF1, vous démarrez à la rentrée une émission sur France Bleu. Quel sens donnez-vous au service public ?
Valérie Damidot : J’ai envie de dire : « Travaillons pour le service public avant qu’il n’existe plus ! » De nombreux médias donnent l’impression de ne plus être libres. Je pense, entre autres, aux polémiques concernant BFM [et le coup de communication orchestré avec l’équipe de Nicolas Sarkozy contre Mediapart, NDLR]. Certaines chaînes se rapprochent de plus en plus d’une forme de propagande.
À quoi va ressembler votre nouveau programme ?
On va faire jouer les auditeurs au quotidien et, en fin de semaine, il y aura la finale. En vérité, le jeu est un prétexte. L’idée, c’est de faire parler les gens de leur quotidien. C’est une tranche – entre 12 heures et 13 heures – où les auditeurs sont censés être en voiture pour rentrer déjeuner ou au bureau en pause. Donc on est là pour essayer de les détendre et les divertir. Il y aura aussi des chroniqueurs humoristes qui viendront tous les jours.
Sur Twitter, je me prends des seaux de merde par l’extrême droite, mais, franchement, je m’en bats la race.
« D&CO » a été une émission extrêmement populaire. Sur M6 ou sur d’autres chaînes, il y avait aussi des programmes comme « Super Nanny » ou « Pascal le grand frère » qui ont pu être critiqués pour leur moralisme à l’égard des classes populaires. Qu’en…
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Auteur: Pauline Migevant

