Chacun de ses ouvrages est attendu avec impatience par son public. Peut-être parce qu’ils touchent à l’intime, poussent à l’introspection, montrent la vulnérabilité des êtres humains. Même en cette période trouble, elle ne change pas de crédo : « Il faut aimer les autres, il faut croire encore en l’humanité et se dire qu’il y a des gens extraordinaires sur cette planète », affirme la romancière.
Une fiction du réel
Elle aime par-dessus tout donner « à voir ce qu’on ne veut pas dire et ce que l’on tait », ou ce que l’on cache. Dès son premier roman, Les oubliés du dimanche, elle aborde la douloureuse question de la relégation des personnes âgées dans des mouroirs : « Ça m’est insupportable. (…) Réduire les aidants, les soignants, le nombre de lits. (…) On se fiche des personnes dans ces lits, il faut que ça rapporte beaucoup d’argent. Quand on pense que dans certains Ehpads, des personnes âgées meurent de faim. Dans des sociétés comme les nôtres, ça n’est pas possible ! » s’indigne Valérie Perrin, avant d’enchainer : « On peut juger une société dans sa façon dont elle traite ses personnes âgées. C’est un trésor, les personnes âgées, il faut en prendre soin », alerte-t-elle.
L’abandon la bouleverse
La cause animale tient aussi à cœur à la romancière : « Les animaux, la façon dont on les traite, ça raconte aussi beaucoup de nos sociétés, sur ce sujet je suis assez engagée »,…
Auteur: Mathieu Terzaghi

