La nouvelle souche du virus de la variole simienne (variole du singe ou mpox) se propage rapidement le long de la frontière orientale de la République démocratique du Congo et est jugée “la plus dangereuse à ce jour”, par l’Organisation mondiale de la santé. L’épidémie actuelle, qui se transmet principalement par voie sexuelle, présente des preuves de transmission par contact direct peau à peau. Parmi les personnes infectées figurent des écoliers, des professionnels de la santé et des ménages entiers.
Le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda, jusqu’alors épargnés par la variole, ont signalé des cas depuis la mi-juillet 2024.
Par ailleurs, en Afrique du Sud, une épidémie a tué trois personnes jusqu’à présent. Les autorités frontalières contrôlent les voyageurs qui entrent et sortent du pays.
La virologue Cheryl Walter explique l’histoire de la variole, les symptômes et pourquoi nous devrions nous inquiéter des mutations virulentes du virus.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes de la variole simienne commencent par des signes assez vagues : fatigue, douleurs, fièvre, maux de tête, symptômes respiratoires et éruption cutanée.
Le symptôme de l’éruption cutanée est un indicateur utile pour la différencier d’autres maladies virales courantes. Avec la variole simienne, l’éruption peut être prurigineuse et douloureuse, évoluant rapidement en cloques remplies de liquide qui finissent par se croûter.
Le liquide contenu dans ces cloques est infectieux, et la variole simienne peut se propager par le partage de serviettes ou de brosses à dents, par exemple. Certaines personnes n’ont que quelques cloques, qui peuvent être difficiles à voir selon leur emplacement sur le corps. D’autres personnes ne présentent aucun symptôme.
Bien que le traitement de la variole simienne repose essentiellement sur des mesures de soutien, telles que le repos, l’hydratation et le soulagement de la douleur, les patients…
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Auteur: Cheryl Walter, Lecturer in Biomedical Science, University of Hull

