Veganwashing. L'instrumentalisation politique du veganisme de Jérôme Segal

« À vrai dire, les raisons de promouvoir le véganisme sont nombreuses : que ce soit pour favoriser la protection de l’environnement, pour promouvoir la santé publique, ou tout simplement pour répondre à des questions d’ordre éthique. » Ce sont des thèmes auxquels les opinions publiques se montrent sensibles, même si la plupart des gens sont encore loin de suivre un régime vegan ou un régime végétarien. Mais ces enjeux sont instrumentalisés par les discours d’un certain nombre de responsables politiques et/ou économiques à travers le monde, afin de recouvrir des pratiques souvent beaucoup moins vertueuses : c’est cela, le « veganwashing ». Vous avez aimé le « greenwashing », le « purplewashing » ou encore le « pinkwashing » ? Vous adorerez le « veganwashing » !

Et pour commencer, savez-vous quand et où est apparu pour la première fois ce terme ? Je vous le donne en mille : en 2013 et en Israël, « en réaction à une campagne en soutien au Premier ministre Benyamin Netanyaou [vantant] la propagation du véganisme dans le pays, avec un taux d’adeptes variant de 3 à 5% de la population » ! J’avais déjà rendu compte ici-même du livre de Jean Stern, Mirage gay à Tel Aviv, qui décrit le pinkwashing (soit la présentation du pays comme un paradis pour les gays du monde entier – sauf les Palestiniens, ça va sans dire) déployé à grande échelle par Israël. Décidément…

Mais le sujet de Jérôme Segal ne se limite pas à dénoncer le veganwashing israélien, comme c’était le cas du livre de Stern sur le pinkwashing – et cela même s’il y consacre une bonne partie de son chapitre 2, sur laquelle on reviendra. Il commence par un rapide « état des lieux » du véganisme, qui brosse d’abord un bref historique du mouvement. Le végétarisme apparaît et se développe sous formes d’associations de protection des animaux, en Angleterre puis dans d’autres pays européens dont…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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