Face à la fermeture annoncée de leur usine, trois acteurs se sont associés pour préserver un savoir-faire industriel français et maintenir l’emploi à Romorantin, en Loir-et-Cher. Entre engagement local, production responsable et valorisation du travail manuel, ils défendent une autre vision de l’industrie mortifère de l’électroménager.
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Et si produire en France n’était plus seulement un rêve arraché à la mondialisation carnassière, mais un acte de résistance accessible ? À Romorantin, dans le Loir-et-Cher, c’est en effet chose faite.
Alors que la fermeture de l’usine de sèche-cheveux Velecta semblait inévitable, salariés et repreneur ont refusé de voir disparaître leur savoir-faire. Face à la logique du tout-délocalisé, de l’obsolescence et du jetable, ils défendent une autre voie : celle d’une industrie ancrée dans son territoire, respectueuse des femmes et des hommes qui la font vivre, et tournée vers le long terme.
Trois acteurs aux parcours complémentaires – Philippe Melao, ancien cadre en quête d’une entreprise française à reprendre, Rose Gaudet, salariée de l’usine depuis 30 ans, et Aurélien Gauvin, employé depuis 5 ans – unis par un même objectif : sauver leur usine et préserver un savoir-faire industriel local.
Mr Mondialisation : Pouvez-vous nous présenter les parcours de Philippe, Rose et Aurélien qui portent ce combat, ainsi que ce qui les lie personnellement à cette usine ?
Velecta : « Rose Gaudet travaille chez Velecta depuis 30 ans, tandis qu’Aurélien Gauvin y est employé depuis 5 ans. Philippe Melao, de son côté, était cadre salarié dans une autre structure et recherchait une entreprise de fabrication française à reprendre.
Très vite séduit par le professionnalisme de la marque et la fabrication française, lors de sa visite du site, les témoignages de Rose et Aurélien, très positifs…
Auteur: Mauricette Baelen

