Grenoble, Strasbourg, Rennes, mais aussi La Rochelle et Bourg-en-Bresse… Dans ces communes, il fait bon pédaler, selon le baromètre annuel de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), publié le 18 septembre. « Dès que des politiques cyclables ambitieuses sont mises en place, ça paye, constate Étienne Demur, coprésident du réseau. Mais ne nous leurrons pas : en dehors des grandes villes, il reste énormément de travail à faire. »
Pour parvenir à ce constat étayé, la FUB a réalisé un sondage en ligne, et récolté plus de 334 000 réponses, principalement de cyclistes. Sécurité, qualité des équipements et des stationnements, ressenti… Agrégés, les retours des participants permettent de donner une note globale à chaque collectivité — de A pour les paradis cyclables à G pour le Tartare des biclous. Créé en 2017, ce baromètre est ainsi devenu « la plus grande enquête citoyenne sur le vélo dans le monde » d’après la FUB.
« Le climat vélo reste médiocre en France »
Que nous dit ce cru 2025 ? Qu’avec une étiquette E, « le climat vélo reste médiocre en France ». En clair, 2 cyclistes sur 3 trouvent que les conditions pour rouler sont toujours mauvaises. Une note qui s’explique par « une très grande disparité entre les villes et les communes rurales », selon Étienne Demur, lui-même cycliste à la campagne.
« Dans les agglos, ça continue de progresser — par exemple à Lyon, Toulouse ou Clermont-Ferrand — mais dans les bourgs et villages, c’est beaucoup plus compliqué, constate-t-il. Les ambitions des élus et des citoyens se heurtent souvent à un manque d’expertise et de financement. »
Comme le racontait Reporterre, hors des métropoles, rares sont les trajets cyclables sécurisés. Dans ces territoires, la FUB note que les collectivités locales ont deux contraintes : le coût des aménagements cyclables et le foncier — pour créer une voie…
Auteur: Lorène Lavocat

