Vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire (Mt 13, 54-58)

Lorsque l’équipe de foot du PSG remporte la Ligue des Champions, cela fait la Une des médias ! La joie s’exprime sur tant de visages ; l’événement est célébré partout, peut-être même jusqu’au vieux port… Puis, la vie reprend son cours. La foi, elle aussi, peut être tentée de rechercher des sensations fortes : des témoins à la parole percutante, de touchants récits de miraculés, des ressentis intérieurs lors d’un rassemblement ecclésial, une célébration de sacrement ou une veillée charismatique. Ces sentiments peuvent être des chemins par lesquels Dieu choisit de se ménager une place dans nos cœurs. Prenons garde toutefois qu’ils ne deviennent des idoles recherchées pour elles-mêmes, au détriment du but recherché qui est l’union à Dieu.

Celui qui est venu ce jour-là à Nazareth avait des paroles de feu. Les habitants du lieu n’arrivaient pas, néanmoins, à se laisser toucher par lui. Jésus, ils le connaissaient si bien. Comment Dieu pourrait-il venir à eux à travers un des leurs, un proche ? Ils désiraient « le » grand témoin, mais ils n’avaient « que » Jésus. Grande déception ! Il est pourtant le Verbe de Dieu. Il venait à eux dans la simplicité de sa personne. Si Dieu peut choisir de nous réveiller spirituellement par des « temps forts », c’est aussi, voire surtout, dans la simplicité du quotidien qu’Il se donne. Lecteurs de La Croix, restez attentifs : c’est parfois dans les plus petites colonnes d’un quotidien que Dieu pourrait bien vouloir se frayer un chemin jusqu’à vous !

Autres lectures : Lv 23, 1.4-11.15-16.27.34b-37 ; Ps 80

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: frère Maximilien Launay, o.praem. (abbaye de Mondaye)

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