Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi matin que ses forces avaient « capturé et exfiltré » Nicolás Maduro et son épouse lors d’une opération « de grande envergure » au Venezuela.
Mais, pour les autorités françaises, « aucune solution politique durable ne peut être imposée de l’extérieur », comme l’a estimé dans un message sur X le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui souligne que cette opération « contrevient » au droit international.
La sphère politique française, en particulier à l’extrême gauche, a, elle aussi, donné de la voix. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « l’enlèvement » du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines et appelé Paris à le condamner, tandis que l’extrême droite s’est montrée bien plus nuancée.
« Les États-Unis de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. « Quelqu’un réveille le président Macron ? Il est temps que la République française condamne l’attaque contre le Venezuela. Il n’y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises », a-t-il ajouté.
Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément, reprochant aux États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.
« Prétexte »
Jean-Luc Mélenchon, régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien Nicolás Maduro, ce qu’il récuse, même si Hugo Chavez était un de ses modèles politiques, a estimé que le narcotrafic était un « prétexte » pour « détruire ce qu’il reste d’ordre international libre…
Auteur: La Croix (avec AFP)

