Dans son dernier rapport, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits note que le gouvernement vénézuélien a considérablement intensifié ses efforts pour écraser toute opposition pacifique à son régime, plongeant le pays dans « l’une des crises des droits de l’homme les plus graves de l’histoire récente ».
Un plan coordonné visant à réduire au silence l’opposition
Ces « violations et les crimes documentés, y compris le crime contre l’humanité de persécution pour des motifs politiques » ne sont pas le résultat d’actes isolés ou aléatoires mais ont été commises dans le cadre d’un plan coordonné visant à réduire au silence, à décourager et à étouffer l’opposition au gouvernement du Président Nicolás Maduro, indique le rapport, qui examine la situation dans le pays entre septembre 2023 et août 2024.
« Compte tenu des schémas d’action et de la politique de l’État décrits dans les rapports précédents, ainsi que du profil des victimes et des déclarations publiques de hauts représentants de l’État, la Mission a des motifs raisonnables de croire que le crime de persécution pour des motifs politiques a été commis au cours de la période couverte par son mandat », ont fait valoir les enquêteurs onusiens.
« Bien qu’il s’agisse d’une continuation des schémas précédents, que la mission a déjà qualifiés de crimes contre l’humanité, la récente répression, de par son intensité et sa nature systématique, représente une attaque très sérieuse contre les droits fondamentaux du peuple vénézuélien, commise en dépit de plusieurs appels au respect des droits de l’homme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a déclaré Marta Valiñas, Présidente de la Mission d’enquête.
Torture et disparitions forcées
Dans ce climat de terreur, la Mission a recensé, pour le seul mois de juillet, plus de 120 arrestations dans le cadre d’événements liés à la…
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Auteur: Nations Unies FR

