La libération de prisonniers a été annoncée le 8 janvier sous la pression du Président américain, Donald Trump, qui affirme être « aux commandes » du pays depuis la capture du Président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse au cours d’une opération menée par les forces spéciales américaines.
« Toute mesure qui rend la liberté à des personnes détenues arbitrairement est importante pour les personnes concernées et leurs familles, qui ont persévéré sans relâche dans leurs efforts en faveur de leurs proches, endurant une incertitude prolongée, des souffrances et des traumatismes », a déclaré la Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur le Venezuela dans un communiqué de presse.
Sur environ 800 prisonniers politiques, seuls une cinquantaine semblent avoir été libérés à ce jour, a affirmé la mission. Selon la presse, les autorités vénézuéliennes auraient annoncé lundi la libération de dizaines d’autres détenus.
Les enquêteurs onusiens estiment que ces libérations sont loin de répondre aux obligations internationales du Venezuela en matière de droits humains. « Nous restons particulièrement préoccupés par le sort des femmes toujours détenues, compte tenu des conséquences spécifiques et aggravées sur leur santé et leurs responsabilités familiales », ont-ils dit.
Recours systématique à la détention arbitraire
La Mission d’établissement des faits sur le Venezuela, qui a largement documenté le recours généralisé et systématique à la détention arbitraire comme instrument de répression, a réitéré son appel à « la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et de toutes les personnes arbitrairement privées de liberté ».
Par ailleurs, les problèmes de santé des détenus libérés doivent être pris en charge de toute urgence, a-t-elle estimé.
Les enquêteurs affirment que les proches des détenus doivent recevoir des informations…
Auteur: Nations Unies FR

