Donald Trump a déclaré mardi 20 janvier qu’il voudrait « impliquer » l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, alors qu’il l’a écartée pour le moment de sa stratégie dans ce pays depuis la capture de Nicolas Maduro.
C’est « une femme incroyablement gentille », a affirmé le président américain, la voix basse, lors d’une conférence de presse extrêmement décousue un an jour pour jour après son retour au pouvoir. « Nous sommes en train de discuter avec elle, et nous pourrons peut-être la faire participer d’une manière ou d’une autre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire cela », a-t-il ajouté.
Lors de sa visite à la Maison-Blanche, jeudi 15 janvier, Maria Corina Machado avait remis à Donald Trump la médaille de son prix Nobel de la paix. « Quel magnifique geste de respect mutuel », s’était félicité le président américain.
Donald Trump s’exprimait peu avant son départ mardi soir pour Davos, en Suisse, où il doit participer au Forum économique, qui risque d’être dominé par ses menaces d’acquérir le Groenland.
Défense maladroite de son bilan intérieur
Il a par ailleurs tenté de vanter ses réalisations un an après son retour au pouvoir, tout en déplorant que son message économique « n’atteigne pas » les Américains.
D’une voix inhabituellement basse, le président américain a entamé son discours depuis le podium de la salle de presse de la Maison-Blanche, bondée, en s’en prenant aux migrants illégaux et en montrant des photos d’« assassins déséquilibrés » arrêtés selon lui par la police de l’immigration (ICE) et expulsé des États-Unis, notamment dans le Minnesota, théâtre de manifestations contre la politique du gouvernement en matière d’immigration.
Il a ensuite répété sa diatribe contre les immigrés somaliens, a tour à tour parlé de son programme économique,…
Auteur: La Croix (avec AFP)

