« Pas de demande d’asile » : Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat de l’opposition qui revendique la victoire à la présidentielle du 28 juillet, n’envisage pas un asile à l’étranger malgré l’épée de Damoclès du mandat d’arrêt lancé lundi contre lui par la justice vénézuélienne et rejeté par une grande partie de la communauté internationale.
« Il n’a pas été fait de demande d’asile » auprès d’une quelconque ambassade, a affirmé mardi son avocat Me José Vicente Haro à la presse. « C’est une question qui n’a été soulevée ni par la famille ou M. Edmundo Gonzalez Urrutia ».
Les Etats-Unis, l’Union européenne et neuf pays d’Amérique latine ont rejeté mardi le mandat d’arrêt lancé contre l’ex-candidat qui n’a pas été vu en public depuis le 30 juillet, l’ONU disant « suivre avec inquiétude l’évolution de la situation ».
A la demande du parquet, un tribunal compétent en matière de terrorisme a ordonné l’arrestation du diplomate de 75 ans dans le cadre d’enquêtes pour « désobéissance aux lois », « conspiration », « usurpation de fonctions » et « sabotage ».
M. Gonzalez Urrutia ne s’est pas rendu à trois convocations de la justice qui voulait l’entendre au sujet du site de l’opposition qui le donne vainqueur. Il s’était justifié sur les réseaux sociaux en évoquant l’absence « d’indépendance » de la justice et un procureur « accusateur politique ».
Son avocat a précisé mardi que M. Gonzalez Urrutia n’avait « rien à voir avec l’ensemble du processus de collecte des copies, des procès verbaux (des bureaux de vote), de la numérisation de ces procès-verbaux et de leur téléchargement sur le site web. Il s’agissait d’une action civique de la part des scrutateurs des bureaux de vote ».
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Auteur: AFP

