L’incursion états-unienne en territoire venezuelien et l’enlèvement du président Nicolas Maduro représentent l’attaque la plus grave et la plus violente perpétrée par les États-Unis contre un pays des Amériques depuis l’invasion de la Grenade (1983) et du Panama (1989).
Depuis septembre 2025, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, l’administration de Donald Trump a lancé une nouvelle offensive contre le Venezuela, qui est passée de pressions économiques et d’attaques contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue, au détournement de pétroliers et au plus grand blocus naval et aérien jamais vu, dans le but de renverser le gouvernement de Nicolás Maduro et d’installer un gouvernement fantoche qui livrerait le pétrole, l’eau et les autres ressources du pays à l’impérialisme.
L’offensive contre le Venezuela intervient dans le contexte du lancement par Donald Trump de son corollaire à la doctrine Monroe pour renforcer l’hégémonie impériale affaiblie par les changements géopolitiques au niveau mondial sous la domination médiatique mondiale des États-Unis ; une tentative est faite pour montrer que l’opération criminelle bénéficie du soutien du peuple vénézuélien.
Seules quelques manifestations isolées et marginales de soutien à Trump ont été observées dans certaines villes d’Europe et d’Amérique latine. Aucune au Venezuela. De même, aucune force politique influente au Venezuela n’a réussi à se prononcer en faveur de l’enlèvement du président. Un peu partout, au contraire, des manifestant(e)s sont sorti(e)s dans la rue pour répudier la barbarie : ils et elles étaient des milliers à Paris.
Cependant, ces opérations de terreur psychologique créent le décor idéal pour le « changement de régime » tant espéré par Trump : un Nicolás Maduro, préalablement construit comme « narco-dictateur » par les médias, menotté et vêtu d’une tenue de prisonnier,…
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