S’adressant aux journalistes à Genève, la porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, a rejeté l’argument avancé par Washington, qui invoque le bilan « déplorable et de longue date » du gouvernement vénézuélien en matière de droits humains pour justifier son action. « La responsabilité des violations des droits humains ne peut être établie par une intervention militaire unilatérale en violation du droit international », a-t-elle insisté.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des forces spéciales américaines ont investi des points stratégiques de la capitale vénézuélienne, Caracas, et de plusieurs zones côtières du pays. À l’issue de cette opération, le président Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés puis transférés aux États-Unis, où le couple fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour trafic de drogue et autres crimes. Actuellement en détention, M. Maduro a comparu lundi devant un juge fédéral à Manhattan. Durant l’audience, le président déchu a, selon la presse, clamé son innocence et affirmé avoir été « enlevé » par Washington.
« Loin d’être une victoire pour les droits humains, cette intervention militaire, qui contrevient à la souveraineté vénézuélienne et à la Charte des Nations Unies, porte atteinte à l’architecture de la sécurité internationale, rendant chaque pays moins sûr », a-t-elle ajouté, faisant écho à de nombreux observateurs qui redoutent des interventions similaires dans d’autres pays.
Appel à l’unité internationale
Pour le bureau des droits de l’homme de l’ONU, l’enjeu dépasse en effet le seul cas vénézuélien. Mme Shamdasani a exhorté la communauté internationale à « s’unir et à parler d’une seule voix », rappelant que les événements du week-end constituent « une violation du droit international établi par les États membres ». Un argument évoqué la veille lors d’une réunion d’urgence du…
Auteur: Nations Unies FR

