Cette condamnation sans appel intervient quatre jours après l’intervention militaire américaine dans la capitale vénézuélienne, à l’issue de laquelle le président Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés puis transférés aux États-Unis, où le couple fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour trafic de drogue.
Lors d’un point de presse à New York, le porte-parole du Secrétaire général a indiqué qu’António Guterres s’était entretenu mercredi matin avec l’ambassadeur du Venezuela, Samuel Moncada. À cette occasion, le chef de l’ONU a réitéré l’importance du respect de la Charte de l’organisation, qui consacre la souveraineté des États et le principe de non-aggression. S’agissant des tensions entre le gouvernement du Venezuela et l’opposition, M. Guterres s’est dit disposé à offrir ses bons offices pour soutenir un dialogue national inclusif dans le pays.
Initialement présentée par le représentant américain à l’ONU, Mike Waltz, comme une simple arrestation visant à « mettre en œuvre la législation » américaine, l’opération prend désormais une tournure géopolitique. Mercredi, le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright, a confirmé que les États-Unis entendaient prendre la main sur la commercialisation des importantes réserves de brut vénézuélien. « À l’avenir, nous vendrons la production qui sortira du Venezuela sur le marché mondial », a-t-il déclaré, selon la presse, évoquant un contrôle appelé à durer.
La veille, le président américain avait affirmé que Caracas livrerait entre 30 et 50 millions de barils aux États-Unis – l’équivalent de près de deux mois de production – et que Washington en contrôlerait les bénéfices. Aucun cadre juridique clair n’a été avancé. À Caracas, les autorités n’ont pas officiellement réagi.
Un pétrole sous contrainte américaine
Cette prise de contrôle économique se double d’une démonstration de force navale. Les…
Auteur: Nations Unies FR

